Un tableau ne vit que par celui qui le regarde, une danse aussi [PV Karin]

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Un tableau ne vit que par celui qui le regarde, une danse aussi [PV Karin]

Message  Kâna L. Poliakov le Mer 20 Fév - 21:36

Un tableau ne vit que par celui qui le regarde, une danse aussi



Feat &



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Mes yeux se posèrent encore une fois sur l’écran de mon portable allumé. La vidéo de la chorégraphie que j’allais montrer à mes troupes dans quelques instants se déroulaient sous mes yeux. J’avais eu du mal à l’avoir, ce fichu wifi. D’ailleurs j’avais déjà eu du mal à avoir Youtube sur mon téléphone, mais je m’étais débrouillée avec une ancienne relation en Russie que je soupçonne toujours d’avoir appartenu, quand nous étions au collège, à la mafia… Je baissais doucement le son en tapotant sur quelques boutons de réglages latéraux (réglage étant un mot utilisé à tord dans ce cas puisque les actionnant ils déréglaient plus le portable qu’autre chose…) puis ferma mes yeux maquillés. Aujourd’hui mon maquillage été plus présent que les autres jours, plus voyant devrais-je dire. Une couche d’eye-liner soulignait l’effet long de mes faux-cils. Il y a des jours comme celui-ci où j’ai besoin de me sentir belle pour ma santé morale… Puis quelques couches de fond de teint habillement appliquées pour donner à ma peau l’impression léger bronzage. Je claquai mes lèvres couleur dragée et rouvrit mes yeux maquillés d’une couleur chair contrastant avec mon « bronzage artificiel ». J’avais assez mémorisé les emplacements de la danse pour l’expliquer aux autres. Je plaçai mon regard océanique sur le mur en face de moi comme si je pouvais y trouver du réconfort avec un mur pâle comme un linge et fade. Rapidement, je secouai la tête. J’étais complètement la tête dans la lune, évasive à mon summum, presque rêveuse en fait. Ca ne me ressemblait pas, pas du tout, je ne savais pas ce qui m’arriver. Enfin si mais j’avais envie de l’oublier. Mais dans ma course-poursuite avec la réalité, même avec les meilleurs tennis du monde, je me faisais irrémédiablement rattraper par celle-ci. Un soupire mêlé d’un souffle s’échappèrent de ma bouche. LE jour arrivait. A grand pas, trop vite pour mon cœur futilement accroché aux parois fragiles de ma piètre cage thoracique. Ce qui m’arracha de ma rêverie fut le bruit de porte des vestiaires (là où je me trouvais) qui s’ouvrit pour laisser passer tout mon groupe. Je fis volte-face sur moi-même avec une grâce infini qui me surprenait moi-même car il fallait bien que je me change moi aussi,en faisant accessoirement quelques hochements de têtes en guise de réponse pour quelconques salutations. On me complimenta sur ma coiffure : torsade sur le côté se terminant en tresse. J’étirais mes lèvres pour servir de faux sourires sans joie ni chaleur. Je savais que les compliments n’avait pas de sens chez cette fille-là, elle était un peu comme une courtisane de l’Ancien Régime : superficiel, ne pensant qu’à plaire à son supérieur pour en tirer avantage. Levant le menton avec dédain, je troquais mon uniforme scolaire (on était lundi, jour de l’uniforme à Seiko) pour un minishort bordeau clouté au niveau de la ceinture et un débardeur noir, manches se croisant et ne formant plus qu’une dans le dos. Le jour d’avant, je m’étais fais mal à la cheville à cause d’une malencontreuse aventure avec mon vélo de livraison. J’enfilais des guêtres noirs pour garder ma cheville bien au chaud et des converses de sport de couleur semblable à celle de mon short. Je fis signe aux filles de sortir du vestiaire, puis je fermais derrière elle, la lumière également. Je les fis se regrouper pour commencer l’entraînement.


« Bien, aujourd’hui nous allons travaillés la deuxième danse pour le match d’ultimate qui se déroulera à la mi-temps. ‘Love and joy’ était notre danse sans pompom alors celle-ci sera celle avec. Mais commençons cette entraînement par un échauffement, je n’ai pas envie d’avoir des blessées ! Je veux une série de souplesses arrières, deux de rondades et une dizaine d’équilibre roulade ! »

Danser et bien la seule chose qui peut me faire sentir mieux et encore, on m’a souvent dit que quand je suis triste ma danse est plus belle donc que je ne suis pas bonne pour cacher mes émotions… Je fis un échauffement à part spéciale pour ma cheville et mes jambes pour ne pas tomber en miette après une rondade. Je rejoignis le groupe pour faire quelques rondades et des saltos que je vis une horreur :


« Combien de fois je t’ai dit de prendre plus de recul quand tu commences une roue avant-bras ?! Je sais que tu es nouvelle et que tu as encore du mal avec les roues, mais si tu n’en prends pas, tu vas sortir du tapis et vu que tu n’as pas la maîtrise te bloquer le dos à vie ! Alors fais gaffe la prochaine fois ! »


La jeune fille que je venais de réprimander sembla tressaillir. Ses yeux grandirent et se firent humides. Son souffle plus court, elle commença à sangloter, en partant dans son coin. Je soupirai pour la énième fois de la journée. Ce qu’ils pouvaient être sensibles ces Secondes. Je la suivis pour essayer de la calmer. Expliquant gentiment que je ne voulais pas lui faire plus ni la faire pleurer, j'essayais tant bien que mal de lui transmettre que mon rôle était de donner des conseils pour lui permettre d’évoluer dans sa façon de danser, que je ne lui reprochais rien dans la vie courante. Elle finit de pleurer, me sourit timidement et retourna faire quelques roulades. Je me relevai, puisque nous nous étions accroupies pour avoir plus de tranquillité et retourna vers le centre d’agitation. La porte du gymnase s’ouvrit…

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Re: Un tableau ne vit que par celui qui le regarde, une danse aussi [PV Karin]

Message  Karin Karino le Jeu 21 Fév - 13:51


* Je me réveilla en sursaut... Une goutte de sueur perla au coin au bord de mon visage. J'avais fait un mauvais rêve. Mais, de quoi parlait-il au juste ? J'essayai de m'en souvenir, en vain. Finalement, je poussai un soupir et me levai... J'ouvris la fenêtre. Le soleil était là, les oiseaux chantaient. Je fis mon lit, puis allai dans la salle de bain. J'allumai la mini-radio à piles que j'avais installé sur un placard, loin de la douche. Je me douchai tranquillement, puis sortie de la douche. Je plaçai une serviette sur moi, que je coinçai entre mes aisselles. Je sortie de la salle de bain, et ouvris mon placard à vêtements. J'en sorti l'uniforme obligatoire du lundi... Je l 'enfilai puis retournai dans la salle de bain me coiffé. Je me fit des couettes, attachées par un ruban noir. Puis, j'éteins la radio et me dirigeai vers mon bureau, où le désordre régnait. J'y trouvai le carnet à dessin que je cherchais. Le même que j'avais pris pour dessiner ce jour-là au skate parc. D'ailleurs, en parlant de ce jour-là, j'y avais rencontré une chatte au yeux vairons ... Je l'avais surnommée Belle. Hé bien quelques jours plus tard, j'avais fait quelques recherches pour retrouver les propriétaires de Belle. Et je les ais retrouvai. Un homme avec un bouc s'était présenté à moi. Il m'avait prouvé que Belle était bien à lui, et j'avais dû lui rendre son chat. De toute façon, je n'aurais pu la garder avec moi à l 'Académie Seiko, c' était peine perdue. Belle était repartie, toute contente avec son propriétaire. Je ne la revis plus depuis ce jour-là.

*

Je rangeai le carnet dans un sac à dos bleu et noir. J'y rangeai aussi une trousse bleu turquoise où j'avais rangé mes nouveaux crayons gras et tout mon attirail de dessins. Je glissai ensuite mon sac sur mon épaule. Je regardai autour de moi, à la recherche de ce que j'aurais pu oublier. Je pris mon portable, et le glissai dans ma veste, puis je sortie de la chambre. J'allai au réfectoire, pris mon petit déjeuner et ressortie le ventre plein. Je me dirigeai ensuite vers le gymnase. Aujourd'hui, je voulais voir Kâna, la chef des Pom-pom girl, et que je considérais comme une amie à présent. Pour un nouvelle étude pour le cour de dessin, je devais dessiner des pomo-pom girl en "action". Je traversai la cour à grandes enjambées, et fini par me retrouver devant le grand bâtiment gris souris. Après avoir soupirai un bon coup, je poussai la porte. Je me retrouvai dans le gymnase. Kâna venait de se lever. Je me demande ce qu'elle pouvait bien faire, accroupie au milieu de la grande salle. Timidement, je m'avançai vers elle. Certaines filles m'observaient comme si je n'avais rien à faire là. D'autres me lançaient des regards haineux, ce qui revenait à faire la même chose. Je regardai Kâna. Lui souri de mon sourire bizarre, et lui expliquai pourquoi j'étais là, le plus brièvement possible :

" Salut Kâna... J'ai une nouvelle toile à faire, et elle porte sur de la danse. Pour une partie de la toile, j'ai décidai de dessiner des pom-pom girl... Ça te dérangerait que je m'incruste pendant votre entraînement pour vous "croquer"*?"

Les filles derrière Kâna qui étaient censé continuer leurs échauffements je pense, me regardaient pour la plupart avec des yeux ronds... D'autres qui me regardaient avant avec un regard haineux étaient passées au mode "hautain et péteuse " ... Je regardai Kâna, pleine d'espoir :


"En plus, dehors il y a trop de soleil ... , dis-je en prenant un air boudeur... "




*Croquer : Je voulais dire par là que Karin voulait les dessiner, faire des croquis, pas les manger tout cru ^^'
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