Admiration et répulsion font-elles bon ménage ? [PV Kiyumi] //Terminé//

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Admiration et répulsion font-elles bon ménage ? [PV Kiyumi] //Terminé//

Message  Kâna L. Poliakov le Sam 10 Déc - 21:31

Admiration et répulsion font-elles bon ménage ?



Feat &


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Chaque jour, père faiblissait. Je ne pouvais pas m’empêcher de me faire du souci pour lui, j’étais si près de lui mais pourtant, une partie de moi disait qu’il était favorable de le laisser tranquille. Loin de moi l’idée de l’abandonner, sans aucune façon. Au plus profond de moi-même, c’était comme si il s’agissait de ma propre vie. Mais pourquoi ? Je l’aime, simplement ça… Mais pourquoi dois-je le prendre comme ça ? Je crois que c’est un peu sa gentillesse qui me faisait penser à mon défunt frère. Bien évidemment, je ne suis pas amoureuse de mon père mais… Je crois que je me suis accroché à lui, comme une moule à son rocher. J’aidais mon père car il me faisait penser à mon bien-aimé… Cette sensation était simplement absurde et malsaine, je ne voulais pas continuer comme ça ! je voulais tellement oublier Mukuro, mais oublier un être cher… Je voulais le rejoindre et ne pas le rejoindre, dans mon esprit tout n’était pas très clair. Tout était simplement trouble. Lever la tête, passer à autres chose, je n’y arrivais pas. Me faire des amis, d’accord, mais de vrai ami ! Pas des groupies qui vous sautent dessus à chaque fois qu’elles vous voient… Je voulais qu’il réapparaisse, comme si de rien n’était comme si ce n’était qu’illusion et mensonges mais… Entre la personne qui part et celle qui reste ? Qu’elle rôle est le plus dur ? Je crois que ça à du être dur de mourir comme ça. Comment puis-je comparer ma souffrance à la sienne ! Je suis tellement égoïste, tous ces jours passés, je n’ai fait que construire une armure contre le monde extérieur, un bouclier. Je ne joue, jour et nuit qu’un rôle bien déterminé… Je joue les superficiels mais je ne suis peut-être pas mieux ! je le suis peut être, superficiel…

Aujourd’hui nous sommes en automne, le tout premier jour… De la fenêtre, des feuilles d’érable tombaient, en tournoyant dans l’air. Cette couleur rouge, aurait pu s’enflammer cela n’aurait pas était très étonnant… Tout ce confondait, le ciel la terre… Tout ! Cette pluie de feuille m’avait quelque peu dissipé mais bon… Je me dirigeai hors de ma chambre, en direction de la cuisine. Dans un très couloir, je fis attention pour la première fois à la carrure de notre maison… C’était une très vielle maison aux murs anciens construisent selon la tradition russe. Une petite maison, vraiment petite. Mais grâce aux talents de mon père (ancien architecte avant qu’il ne soit malade) et aussi pour cause de n’avoir pas beaucoup de meubles, notre maison faisait légèrement plus grande… Mes pieds complètements gelés, au contact du sol se réchauffer peu à peu. Mes cheveux en bataille, une longue bouclette attira mon attention. A la regarder, je failli heurter le sèche-linge. Enfin arriver à la cuisine, je sortis deux tasses et prépara du capuccinos. Rien d’extraordinaire, juste du café… Je mis les toasts trente secondes au four pour les faire griller. Aussitôt mis dans le four, aussitôt près ! A côté du four on pouvait voir une photo de ma mère. Une très jolie jeune femme si vous voulez mon avis ! J’embrassai la photo et pria pour elle. Je ne l’avais pas connu mais je connaissais le respect. Elle m’avait mis au monde… Buvant mon café, je me brulai à moitié les lèvres. Habituer de souffrir chaque matin, cela ne m’étonna pas. Je pris un post-it rose, une de mes couleurs préférés et écris un mot pour mon père. Je vous passe les détails, c’est un peu… gênant ! Je repartis dans ma chambre pour m’habillais. Faisant plutôt frais j’optai pour une tenue assez chaude. Un sous pull blanc assez simple et un gilet/sweat marron, manches trois-quarts avec capuche. Je mis un short noir en jean et mis des collants gris foncé. Attrapant des bottes assortis à mon gilet, j’en pris une paire assez épaisse et chaude. Mon poignée droit je mis une multitude de bracelets de couleurs flashy. Je me fis une queue de cheval sur le côté. Au naturel, aucunes trace de maquillage ne laisser se paraître. Je mis un manteau et claqua vite la porte en me précipitant dehors. A peine quelques secondes s’étaient écroulé que j’étais déjà à regretter mon acte. J’avais surement réveillé mon père… Je partis finalement dans une rue qui m’était inconnue. En soufflant, l’air se former en buer. La ville, dans son habituelle précipitation, semblait bien pressée aujourd'hui... De jeune collégienne en passant par les vieillards, tout le monde s'empressait vers leurs buts. Tous différents... Une chose malgré tout, dans la foule, attira mon regard. Une vitrine éclairé par de multiples couleurs bleutées qui avait le don de m'intrigué. Je m'approcha de la vitrine, ma curiosité était piquée à vif. La vitrine était simple, mais très attirante. Quand je finis de lire l'écriteau et que je compris quel endroit se trouver devant moi, mes yeux pétillaient. Une institue de beauté ! Quelle bonne initiative pour passer le temps, sachant que, il faut le dire, aime bien être bichonner. Ce sentir jolie, c'est peu être superficiel quand on ne pense qu'à ça mais c'est aussi un moyen de s'aimer soi-même. Chose que j'aimerais réussir. En définitif, j’entrais dans la boutique et me fis accueillir comme une reine. Je choisis de me laisser tenter par la french avec en option sur le bord quelques petites paillettes. L'institut comportait plusieurs zones différentes, notamment une boutique pour les soins. J'aperçu sur une affiche un produit de gommage qui me tenter bien. Demandant qu'on me fasse la manucure et mon gommage " anti-grisaille, lutant contre le teint terne et la peau fatiguée parfumée à la pêche", en même temps. Je me changeai dans une cabine et revêtis un peignoir, couleur pêche. M'installant dans un fauteuil mettant destiné, les employés commencèrent leurs soins. Bien soigner, j’appréciais pleinement la musique de la boutique qui avait un effet très calmant. Cette boutique avec un aspect très relaxant où tous les problèmes du quotidien sont vite oubliés. Vite oubliés, c'est un peu vite décrit mais ce n'est pas totalement faux...

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Re: Admiration et répulsion font-elles bon ménage ? [PV Kiyumi] //Terminé//

Message  Kiyumi Tsukimura le Mer 14 Déc - 19:33



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    ♦____
    Nous sommes notre plus grande surprise.
    [Paulo Coelho]
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Kâna L. Poliakov
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Spoiler:

Je ferai couler ta souffrance et provoquerai ton sang. J’utiliserai la couleur rouge de ton lignage pour imbiber ma plume et je dénoncerai en réalisant de belles boucles tes fautes. Mais avant je me délecterai de te voir prise au piège d’un délire que tu ne peux quitter aussi facilement…


__[size=24]La chambre où se trouvait la jeune fille était immobile. Ce n’était pas le cas dans le fort intérieur de celle-ci. Tout remuait, la touchait, tournait, se brouillait, revenait puis chutait. De flous tourbillons de pensées s’arrêtaient et se transformaient en chute d’eau. Cascade qui par la suite semblait engloutir un peu plus la jeune Kiyumi . Cette lettre, elle était étrange… Elle n’était pas du tout du même type que celles qu’elle avait déjà reçu par le passé… Les anciennes n’étaient que menaces explicites, ponctuées par la haine et la colère… Celle-ci en revanche paraissait écrite par une main beaucoup plus mauvaise et perverse. Elle était finement tournée et son sens pouvait aisément dévier, les possibilités d’interprétation étaient plus nombreuses. Était-ce le même auteur ? Cela semblait peu probable. Deux personnes ? Deux fois plus de danger mais surtout deux fois plus de doutes… La poitrine de la jeune fille se serra jusqu’à ce qu’elle soit dans l’incapacité de respirer, tel un pénible corsage invisible qui se comprimait sur elle…

_Après une heure et demie, la douleur passa. La demoiselle était bien tentée de rester dans sa chambre à ne rien faire, mais elle savait qu’elle se sentirait mal et elle avait quand même un peu de force pour s’extraire de l’enfer. Elle passa donc devant son ordinateur pour mettre en boucle une chanson J-pop qui avait toujours pour effet de la faire un peu relativiser. Elle alla à la salle de bain faire sa toilette. Elle brossa avec peine sa crinière aux mèches roses dragée et grises argent puis réalisa un chignon de danseuse bien haut. Elle plaça des perles sur celui-ci. Elle regardait son reflet dans la glace, amusée. Les couleurs ? Un coup de folie datant de quelques jours, c’était la première fois qu’elle tentait deux couleurs. Le résultat était assez sympathique, peut-être continuerait-elle à faire cela par la suite. Tiens, elle avait bien envie de se faire pomponner aujourd’hui. Elle savait bien que l’effet de se sentir particulièrement jolie ne la ferait pas totalement oublié son angoisse, mais au moins elle ne s’en soucierait pas pendant un moment. Oui aller au salon de beauté pourrait être une bonne idée, surtout qu’elle n’était pas tout à fait du genre à prendre soin de son apparence en permanence. Elle se négligeait un peu. Elle venait de signer un nouveau contrat pour une campagne de pub, une reprise en main s’imposait !

_Elle se vêtit d’un pull blanc fin, d’une écharpe en fausse fourrure grège d’un slim gris perle. Quelques petits accessoires : un bracelet de perles, quelques bagues argentés à chaque main. Elle chaussa des chaussures à talons d’une dizaine de centimètres, beiges. Un trench coat gris à la main, la demoiselle sortit en vitesse de sa chambre n°303. Elle passa à la cuisine, se prit une tranche de brioche beurrée et un jus d’orange puis partit pour la ville.


_Elle prit le bus. Quand elle descendit, elle n’eut plus qu’à parcourir quelques mètres pieds. Elle n’y était jamais allée, mais on lui avait recommandé cet institut et même donné les coordonnées et expliquer comment y aller (heureusement, parce que si la jeune fille avait essayé d’y aller par elle-même, elle aurait sans doute tournée en rond et n’aurait pas osé demander son chemin). Elle arriva donc dans le salon où elle se fit assaillir par deux pots-de-colle d’esthéticiennes. Gênée, elle alla au comptoir demander le soin en cabine le plus complet qu’ils proposaient (épilation, massage du corps aux huiles essentielles et un gommage au sable, une nouveauté). Après cela, une heure de soin Hydradermie Hydratation pour le visage. Elle en ressortit sereine, vêtue d’un peignoir vert amande, la peau lumineuse, souple, éclatante de fraîcheur. Elle passa au comptoir et sortit sa carte « passe-partout » (parce qu’elle leur rapportait gros, l’agence de Kiyumi lui avait offert une carte bancaire avec laquelle elle était autorisée à payer tout passage au salon de coiffure ou à l’institut de beauté). C’était considéré comme des frais de travail, donc elle était libre d’en profiter. Elle fut d’ailleurs tentée de faire une manucure, après une petite hésitation, puis laissa le serpent de la coquetterie la charmer. On la dirigea vers une nouvelle cabine. Il y avait déjà une jeune fille dans celle-ci, l’esthéticienne demanda à Kiyumi si elle désirait changer de lieu pour être seule.


« Oh non, ça ira, ça ne me gène pas » répondit la jeune fille, calme.

_Elle s’installa sur le fauteuil à gauche de l’autre jeune cliente. Elle commença à feuilleter le catalogue où étaient présentés les différentes sortes de nail-art possibles. Elle tourna et retourna les pages.



« Mmh difficile de ne pas être indécise, ils sont tous jolies… »



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Re: Admiration et répulsion font-elles bon ménage ? [PV Kiyumi] //Terminé//

Message  Kâna L. Poliakov le Sam 17 Déc - 15:56

"Quand l'Artiste rencontre la Pompom-girl"



Ça passe ou... ça casse !


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L’institut de beauté était vraiment un endroit de rêve pour les jeunes filles : une parfumerie dans l’arrière boutique, des esthéticiennes de talents, un véritable paradis pour les jeunes filles coquettes. Même si je ne l’étais pas spécialement, je n’ai jamais vécu dans le luxe et un peu de confort, il est vrai n’est pas de trop dans ma vie. J’ai toujours eu l’impression de devoir courir après la réalité, d’être en retard. Je me suis habituée à toujours faire les choses rapidement sans profiter, et il est vrai, que je le regrette très souvent. Mon gommage terminée, on me le retira. J’aime qu’on s’occupe de moi mais qu’on soit à mon service pendant deux heures, je n’étais pas tout à fait à mon aise. Me relaxant, je me sentis un peu mieux…
Mon sens de l’observation presque sur-développée, j’observais tout ce qui bougeait. L’uniforme des esthéticiennes, par exemple. Une blouse rose pâle, assorti à des collants blancs. Pas terrible, d’ailleurs… A cette heure de l’après-midi beaucoup de clientes se précipitaient dans l’institut. N’étant la que pour acheter des produits de beautés, les jeunes filles repartirent presque instantanément. Revenons à mes soins. Ayant commandée un gommage aux multiples avantages, dont je ne citerais pas le nom (étant trop long), ma peau avait l’air plus éclatante, c’était comme si j’avais littéralement changé de peau. La nouvelle, plus soyante et brillante, sentait bon la pêche, mon fruit préféré. Et de plus avec ce gommage, j’avais vraiment une peau de pêche !


On dit souvent que les filles coquettes sont superficiels mais je ne suis pas d’accord, si elles et sont passionnées par la mode, ce n’est pas un tord, c’est une passion ! Celles-ci, ces filles-là, je les aime bien, moi. Pas contre si elles sont pestes, ne pensent qu’à leurs apparences et traitent les autres avec mépris, alors je peux comprendre qu’on ne les apprécie pas car moi non plus ! Chacun sa branche favorite !


Il est vrai que je suis coquette donc je protège les sous-entendus qu’on tient sur nous… Enfin, je m’égare… Aujourd’hui, j’avais un esprit à réfléchir. Et quand je réfléchi, je baisse plus ou moins ma garde… C’est d’ailleurs ce que je fis. Je me fis surprendre par une autre cliente qui allait apparemment partager la même cabine de soin que moi. Elle n’était pas très grande mais n’était pas non plus trop petite. Analysant, je devais surement être plus grande. Plus grande en taille mais aussi en âge : elle semblait… plus petite… Les traits de son visage n’étaient pas très marqués. Plutôt jolie, elle n’était pas déplaisante à regarder. Ses cheveux étaient presque aussi longs que les miens, mais bon, les miens trainés par terre si je ne les attachais pas. Par contre elle avait de très jolis yeux violets éclairci d’un soupçon de bleu assez foncés mais très pures.
Elle hésitant sur une manucure, je regardais ses ongles pour voir laquelle lui irait le mieux. Elle avait les ongles assez plats, du relief ne seraient pas du luxe. L’abordant avec assurance :



« Si je peux me permettre, je pense que tu devrais mettre du relief sur tes ongles »
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Re: Admiration et répulsion font-elles bon ménage ? [PV Kiyumi] //Terminé//

Message  Kiyumi Tsukimura le Lun 5 Mar - 17:11



« Si je peux me permettre, je pense que tu devrais mettre du relief sur tes ongles »

_Surprise, Kiyumi tourna la tête pour voir à qui appartenait la voix qui s'adressait à elle avec une grande assurance. Une assurance que la jeune Top Model perçut plutôt comme de l'arrogance d'ailleurs. Principalement parce qu'elle s'était sentie toisée par l'autre cliente quand elle était entrée dans la cabine, ce qui naturellement n'était pas agréable. Ca lui rappelait l'ambiance qui régnait en général quand elle entrait en coulisses pour des défilés lors des Fashion Weeks. Les mannequins la jugeaient, la scrutaient de la tête aux pieds, comme pour chercher à ne pas manquer un détail dont elles pourraient se moquer par la suite. Et si elles en trouvaient sans trop de mal, elles rageaient de voir que Kiyumi était indéniablement parfaite sur les catwalks... Mais à ce moment présent, ce n'est pas une Fashion Week que Kiyumi fait, mais une manucure, tout comme ce n'est pas à une mannequin qu'elle a affaire, mais une jolie cliente qui se mêle un peu de ce qui ne la regarde pas. Kiyumi la regarda en vitesse sans vraiment insisté (parce que contrairement à l'autre, elle n'aimait pas trop faire cela) : une chevelure très longue, bleue, comme ses yeux. Un physique avantageux, une danseuse, ça se voyait tout de suite. Ajoutez au tout une attitude un peu hautaine et vous obtiendrez l'archétype même de la pompom-girl ! En tout cas c'était l'idée que Kiyumi se faisait de ce groupe de filles en jupettes qui n'ont rien de mieux à faire que de se remuer inutilement devant des sportifs pour les "encourager". Certes les apparences sont trompeuses, mais cela ne peut ôter l'importance de la première impression que l'on se fait d'une personne. Et celle que Kiyumi commençait à se forger de une opinion peu reluisante de son interlocutrice...

_Ne voulant aucunement suivre le conseil non souhaité de sa voisine, Kiyumi choisit de faire la chose qu'elle jugeait la plus simple et la plus sage : l'ignorer, et même plus, la snober ! La jeune artiste fit mine de ne pas prendre en considération la proposition qui lui avait été faite. Elle tourna la page. Ce n'était peut-être pas très courtois de sa part de faire cela, mais au fond, c'était quand même mieux ainsi. On ne s'énerve que pour les choses qu'on laisse nous atteindre. En ignorant la remarque et en ne la prenant pas vraiment pour elle, Kiyumi s'épargnait bien des regrets et une petite peine inutile. Oui, c'était mieux de ne pas répondre. Elle ne lui avait rien demandé, elle n'avait donc pas à prendre en considération quoique se soit.
L'esthéticienne revint et demanda à Kiyumi si elle s'était décidé. Celle-ci répondit :


« J'aimerais un vernis nude beige avec des roses noires gothiques s'il-vous plait. Ah ! Et j'oubliais... Je souhaiterais que les roses soient peintes au pinceau, pas de chose en relief je vous prie, ce n'est pas très pratique... Et contrairement à certaines, je fais toujours beaucoup de choses avec mes dix doigts. »


_Le tout avait été dit de façon posée et très claire. Elle avait prononcé la dernière phrase avec un certain désintérêt en se tournant un peu plus vers la vendeuse et donc en s'écartant de l'autre jeune cliente. L'esthéticienne nota ce que la top model désirait et partit pour aller chercher son matériel. Kiyumi posa le catalogue avec désinvolture sur la table. Elle se pencha en arrière pour reposer son dos sur le dossier de son fauteuil. Elle croisa un peu ses bras, ferma les yeux et attendit.
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Re: Admiration et répulsion font-elles bon ménage ? [PV Kiyumi] //Terminé//

Message  Kâna L. Poliakov le Ven 6 Avr - 18:40

Tu me regardes, je te regarde... Tu me fais souffrir, je te fais souffrir... Oeil pour oeil, dent pour dent mais... L'est-ce vraiment ?


C'est de l'envie non de la jalousie... C'est une complicité non une amitié...



~~
Dans certaines relations, les débuts sont toujours très durs à briser. Briser la glace avec quelqu’un n’est pas chose facile, si elle-même s’est crée une carapace contre les relations humaines. Rien qu’avec une personne qui ne désire pas créer de lien, c’est difficile alors imaginer avec deux… Pourtant ces deux personnes, se ressemblent ne veulent pas l’admettre. C’est un peu comme le principe d’un miroir. On trouve toujours un défaut, quelque chose qui va de travers, une ‘erreur’ à absolument maquiller pour ne pas la laisser à découvert, vis-à-vis d’une personne. Dans notre cas présent, nous avons sûrement les plus beaux spécimens. D’une part par leurs beauté, ce que personne ne peut nier, et de par leur ressemblance dans leur caractère. L’une, fugueuse recroquevillant sur elle-même, intelligente et toujours prête à se remettre en question pour pouvoir se faire évoluer et vivre avec autrui. Quand à la deuxième, éternelle amoureuse vivant dans le fantôme de son être le plus cher, bornée et ‘peste’ envers les autres pour devenir populaire… On ne peut pas, toutes les qualifier de fortes ni de faibles sans se contredire immédiatement… Elles pourraient se briser à chaque nouvelle difficulté toute aussi bien le surmonter sans aucun problème… Donc en ce jour, les deux se retrouvaient devant un être lui ressemblant dans un certain angle. Elles l’avaient pris à la défensive aussi bien l’une que l’autre… Un piètre jeu de test pourrait faire l’affaire, le but du jeu, tapé dans le point faible de l’autre…


Avec cette autre jeune fille, un courant ne passer pas. Mais croyait moi, je n’avais pas envie de faire le premier pas. Aujourd’hui était un jour particulièrement sombre pour moi, je ne savais plus comment réagir. L’anniversaire de la première année de mort de mon défunt frère. J’aurais voulu aller sur sa tombe me recueillir mais je n’y parvenais pas… Tôt le matin j’avais pris le chemin du cimetière. Non ce lieu me hantait encore. Les fantômes du passé me chasser, comme si c’était moi qui devait mourir. Mais mourir sans avoir accompli ma vie, comme je lui avais promis n’aurait jamais servi à rien. Tout aurait été gâché, piétiner, envoler ! Moi qui avais simplement profité de se que l’on m’offrait sur un plateau d’argent, c’était normal que je me fasse punir, simplement en restant du monde des vivants sans venir le rejoindre. Tous les jours un peu plus, une torture psychologique me transperce d’une tempe à l’autre… Mais être malheureuse peut réparer mon erreur, je le serai toute ma vie… « La fin de l’espoir, c’est le début de la mort » comme avait dit Charles de Gaulle, je n’avais plus d’espoir… Mais il ne fallait pas que je meurs avant mon projet ! Il fallait que je me construise des espoirs, même s’ils étaient en carton ou en papier-mâché ! Non il le fallait absolument … Mais dans un déluge de pensées, on en oublie l’essentiel… La jeune fille hésitant sur sa manucure. Qui elle semblait aussi se protéger. Elle ne m’appréciait pas ou du moins avait trouvé déplacer les dires que j’avais avancé. Mais on sait très bien qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, évidemment… Cette jeune fille le prenait sur la défensive comme si je lui avais reproché quelque chose. De toute façon je n’avais pas mine à faire des efforts avec les êtres humains, alors bon une ennemie de plus ou de moins… Mais tout de même sa présence et son ‘aura’ me sembler comme… familier. Ou du moins, ressembla nt à quelqu’un ou à une chose connue mais perdue. Jamais retrouvé avec tristesse de la personne qui avait perdu cette chose. Cette jeune fille avait beau me renier, c’était comme une chaleur que mon cœur ressentait, une douce mais pourtant violente chaleur, qui me bercer et qui me frapper… Tous les ressentis, chez moi compter, je me fiais toujours à ma première impression. Mais là je ne sais pas si c’était parce que j’étais triste mais cette jeune fille m’attirait. De part par son arrogance… J’étais très troublée… Que je m’en suis énervée… Mais ma colère ne pu que monter qu’à moitié car la jeune fille plaça une phrase entre mes états d’esprits et mes crises. Avec un ton posé, raffiné, et offensif, c’en était tout à fait incroyable…


« J'aimerais un vernis nude beige avec des roses noires gothiques s'il-vous plait. Ah ! Et j'oubliais... Je souhaiterais que les roses soient peintes au pinceau, pas de chose en relief je vous prie, ce n'est pas très pratique... Et contrairement à certaines, je fais toujours beaucoup de choses avec mes dix doigts. »


Un vernis nude ? Mais… Ah oui, nous étions dans un salon de beauté ! Ca me revenait… J’avais attendu un certain temps pour le trouvé d’ailleurs, ce salon de beauté ! J’avais voulu y faire un tour ! Ou était ma tête… Dans les airs, dans les étoiles, très loin de la planète Terre ! A contempler l’incertitude est le comportement d’un être humanoïde coincé un complexe sans fin… Mais les étoiles avaient assez étaient contemplées aujourd’hui, mes pieds étaient restés sur terre comparait à ma tête. Et mon comportement habituel, m’avait complètement sorti les étoiles des yeux… Quand à cette mystérieuse cliente, le vocabulaire était maîtrisé. Moi qui m’y connaissait un minimum dans se rayon, je voyais bien qu’elle venait du milieu de la mode. Mais la fin de la phrase m’irrita. Un soupir, les poings serrés, je me retenue. J’étais bête… Oui très bête, je me laissais charrier par cette cliente. Aussi bêtement, je me calmais… Encore irrité, j’admirais tout de même l’audace de cette jeune fille aux cheveux joliment indigo… Interrompu par un bruit de grincement sourd et très pénible, je me tournais vers l’objet de mon futur mal de crâne. Mes couettes bleues suivant le mouvement, un sublime mouvement aérien de ma chevelure accordé de la posture de mon corps et de mes hanches fermes… Comme quoi même dans un salon de beauté, une danseuse ne peut se détacher de sa vocation… Le bruit recommença mais s’arrêta et ensuite, se fut le tour de révéler l’identité de cette jeune musicienne des placards… Une esthéticienne… Une jeune apprentie esthéticienne à la posture molle et fragile, en manque de force portait une montagne de produits, tous contenant du fond de teint… Je voulu l’aider comme tout être civilisé de se monde mais, ce fut la chute. Toute la poudre mâte, dans une flopée légère, vola vers moi. M’écartant de justesse, mes cheveux contenaient un peu de fond de teint… Ma main sur la tête, je secouai quelques minutes mes cheveux à fin d’extraire le fond de teint puis alla voir l’esthéticienne. Mais elle me fit tomber tant son empressement de tout ramasser était fort… grognât d’un pas lourd, j’observais la pièce et vu notre chère cliente, elle complètement recouverte de fond de teint. Et miracle, même pas un rire ne s’échappa de ma bouche, non ce n’était pas drôle. Fouillant dans mon manteau je trouvai mon mouchoir. Un mouchoir en dentelle blanc cassée, appartenant à ma mère que je n’avais malheureusement pas connu. Me dirigeant vers l’autre cliente à grande enjambée, je me penchais vers elle lui tendant le mouchoir en sa direction.



« Tiens, je pense que ça peut être utile… »
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Re: Admiration et répulsion font-elles bon ménage ? [PV Kiyumi] //Terminé//

Message  Kiyumi Tsukimura le Mar 29 Mai - 18:39



_L'autre cliente préféra ne pas répondre à la remarque de Kiyumi, très bien. Elle avait très bien fait. Parce qu'une fois lancée sur ce terrain Kiyumi avait un peu de mal à s'arrêter, même si ça ne correspondait pas à sa personnalité. La jeune top model avait une fâcheuse tendance à juger assez vite les personnes prenant soin de leurs apparences, elle aussi pourtant, elle prenait soin de son apparence, mais en considérant la chose dans sa globalité, c'était plus par contrainte que par plaisir. C'est pour ça qu'elle préférait mieux que ce fussent les autres qui s'occupent d'elle, ainsi elle n'avait pas tant à s'en faire. Et puis dans le cas présent, c'était pour se changer les idées qu'elle se trouvait dans ce salon. C'était un peu ce qu'elle faisait en détournant - certes injustement - son attention vers cette cliente superficielle plutôt que de ruminer quelques théories quant à l'identité de l'auteur de la lettre.


_Kiyumi lança un regard rapide vers la jeune fille à côté d'elle. Elle était vraiment jolie quand même. Oui mais c'était une pompom-girl, ça, plus le temps passait et plus les gestes de celle-ci le confirmaient. C'était stupide de se braquer pour ça, Kiyumi commençait à s'en rendre compte. Elle s'en voulait un peu de juger sans savoir et de se défouler un peu par la pensée ; d'un autre côté, elle était contente que ce ne soit que par la pensée, puisqu'on n'est responsable que de ses actes et non pas ses pensées. Alors mis à part avoir parler de façon un peu sèche, la mannequin n'avait commis aucun crime. Mais la jeune fille n'avait pas encore atteint ce stade. Elle s'en voulait pour tout et n'importe quoi. Elle aurait presque été prête à essayer de se faire pardonner la couleur rouge des feuilles d'arbres en automne ou le fait que la neige tombe et refroidisse la ville en hiver !


_Une esthéticienne arriva. Kiyumi n'y prêta pas une très grande attention jusqu'à ce que celle-ci se mette à renverser de la poudre partout. La poudre se répandit dans le fluide aérien et tomba tel un sédiment sur les deux clientes. L'autre adolescente essaya de prendre en chasse l'esthéticienne bien qu'au final elle ne fut pas tant que ça touchée par l'attaque poudreuse...


« Tiens, je pense que ça peut être utile… »


_Kiyumi hésita puis le prit pour s'essuyer le visage avec. Finalement l’autre jeune fille n’était peut-être pas si horrible que ce qu’elle s’imaginait depuis le début. L’artiste jugeait vraiment trop vite parfois... En particulier lorsqu'elle était frustrée par tout autre chose. Elle prenait souvent ça pour une justification valable alors qu’au fond d’elle-même elle savait pertinemment que ça ne l’était pas.
Kiyumi entreprit de rendre le mouchoir à sa propriétaire quand elle changea d’avis. Ravalant un peu son orgueil mal placé elle prononça ces mots :


« Merci pour le mouchoir… Est-ce que tu ne vois pas d’inconvénient à ce que je garde ton mouchoir pour le laver ? J’aimerais te le rendre propre… »


Elle s’arrêta un instant. Ce n’est jamais agréable d’admettre qu’on a eu tort… Pourtant le tort le plus grand c’est de ne pas admettre que l’on a fait une erreur. Et Kiyumi en avait assez d’être de mauvaise foi, elle se rendait peu à peu compte que cela ne l’aidait pas du tout. Alors elle continua.


« Excuse-moi pour la remarque de tout à l’heure, en fait… »

Elle s’arrêta, se rappelant de ce qu’on lui avait dit un jour… Une excuse avec une justification, ce n’est pas une véritable excuse. La jolie artiste souhaitait vraiment que son excuse soit valable donc elle se tut… Du moins par rapport à cela car après elle reprit :


« Je m’appelle Kiyumi Tsukimura, je suis élève à l’Académie Seiko. Toi aussi ? Où pourrais-je te trouver pour te rendre ton mouchoir ? Au gymnase sans doute après un entrainement de majorette non ? »


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Re: Admiration et répulsion font-elles bon ménage ? [PV Kiyumi] //Terminé//

Message  Kâna L. Poliakov le Lun 4 Juin - 13:15

Toutes les pièces du puzzle s'assemblent.


Je ne parviens pas à comprendre...



~~
Comment le prendre et surtout, comment le comprendre ? Les réactions de la dénommée Kiyumi semblait montrer comme un désagrément. Moi je la regarde parler avec un petite air qui montrer qu'elle était plutôt têtue. Il semblait pour elle ne pas aimer admettre d'avoir tord. Je ferma les yeux quelques secondes, histoire de reprendre mes esprits. Oui, c'est également mon cas, je n'aime pas avoir tord et en général, je me bouche les yeux sur la vérité. je suis du genre fuyarde mais je sais quand même le reconnaître, ce qui reste un objet de satisfaction personelle. Seulement je ne suis pas dans sa tête alors je ne comprends pas vraiment ses réactions. Pourquoi s'excuser ? Pour moi ce genre de chose c'est quasiment habituel. je suis toujours comme ça avec les autres, je les snobe un peu. Simplement que pour moi, ça ne veux rien dire. Je parle et je re-parle sans même quelque fois réfléchir à ce que je dis. Je ne réfléchis pas trop aux conséquences, je fonce. Ces derniers temps ce n'était pas ça, j'ai encore reculer. Ce n'est plus moi, ça. je ne comprends pas donc ça m'énerve... Patience chez moi n'est pas vraiment présente...



Mon regard vide posé sur une plaquette de fard à paupière, j'en oublie complètement Kiyumi. Après un petit temps pour m'arrêter de rêver dans le vent, je me tourne vers elle. Mon visage n'exprime pas grand chose, pas de bonheur, ni de tristesse, ni de colère. Simplement, mes yeux dans les siens, sans armure, livrer en face d'elle. Je me sens incapable de mentir quand je regarde ses yeux de saphirs. Tout en elle me semble parfait avec une touche de tristesse et de peur refoulé. Rapidement dans la foulée, je me remémore un peu ses dires pour pouvoir y répondre. Je la fait attendre mais se faire attendre et se faire désirer. A vrai dire, je doute quand même pas mal qu'elle me désire. Sans est très risible quand je le répète dans ma tête aussi. Maintenant ça fait étrange. On se lance.


«Je ne sais pas si c'est dans ton éducation mais c'est très gentil de ta part. Je suis également élève à l'Académie Seiko, en Terminal. Nous sommes en entraînement tous les soirs à 17h, je demanderais au concierge de te laisser entrer.»




J'ai beaucoup parlé mais j'ai fait l'effort de bien articuler. Je ne sais pas comment agir et réagir, je reste sur un ton normal, sûre de se que je dis. Elle est très jolie et son visage me dit quelque chose. Comme si j'étais allée dans un magasin de parfumerie et de maquillage et que je l'avais vu... Sur une affiche de publicité de cosmétique ! De plus Kiyumi comme... Kiyumi Tsukimura. Elle avait la même carrure, les mèches colorées. Je repris ma chaise et demanda à ce qu'on finisse mon soin. La maladroite au fond de teint semblait avoir terminé de nettoyer et sembla très confuse. Normal... Elle s'excusa auprès de Kiyumi puis repartit en coup de vent comme elle était venue. Quelqu'un arriva m'apportant un verre de jus d'orange. Je refusa catégoriquement mais calmement, sachant que le soin du visage avec la manucure me couterait déjà une bonne partie de mon salaire de vendeuse, il faudra que je pense à prendre de nouveaux horaires pour le matin. Il m'arrive de me faire plaisir comme en ce moment mais je n'oublie pas de compenser. Je suis économe et il faut que je me prive. Bien que je sois boursière à Seiko, il faut payer encore un peu. Bref, si je prends trop de petits boulots, je ne peux pas travailler, résultat je ne peux plus décrocher de bourse donc renvoie. Ce schéma ne quitte jamais ma tête, c'est plutôt affligeant. Je me tourna vers l'autre cliente et remarqua un oubli. Mon nom, il fallait que je me présente quand même...



«Au fait, mon prénom, c'est Kâna.»
~~

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Re: Admiration et répulsion font-elles bon ménage ? [PV Kiyumi] //Terminé//

Message  Kiyumi Tsukimura le Mar 5 Juin - 10:33


«Je ne sais pas si c'est dans ton éducation mais c'est très gentil de ta part. Je suis également élève à l'Académie Seiko, en Terminal. Nous sommes en entraînement tous les soirs à 17h, je demanderais au concierge de te laisser entrer.»



Kiyumi avait donc une confirmation détournée de ce qu'elle avait avancé : la cliente était bel et bien une pompom-girl d'un an son ainée. Alors comme ça il était impossible d'entrer dans le gymnase pendant l'entrainement des majorettes ? Kiyumi peinait à comprendre pourquoi. Après tout, ce n'était qu'un entrainement de danse non ? Ce n'était pas comme si elles élaboraient des stratégies secrètes pour les équipes sportives de l'Académie... Si ? La top model n'en savait strictement rien, elle verrait bien le temps venu, lorsqu'elle passerait pour livrer le mouchoir.
L'esthéticienne malhabile passa et s'excusa encore une fois auprès de Kiyumi. Il est vrai que commettre ce genre de gaucherie quand une petite célébrité est présente dans la boutique, ce n’est pas l’idéal. Mais la maquilleuse avait bien de la chance, la jeune artiste n’était pas du genre à jouer les divas, elle était même plutôt du genre à vouloir se terrer dans des trous de charançon (c’est pour vous dire à quel point elle se trouve glamour !). La jolie pompom-girl aux cheveux bleus refusa un verre de jus d’orange qu’on lui tendait. Lorsqu’elle le fit, elle eut une attitude qui interpela un peu Kiyumi. Celle-ci ne sut pas pourquoi mais elle sentit que l’autre cliente devait savoir ce que cela faisait de se priver de certaines choses. Le mannequin n’était pas extrêmement observatrice, elle l’était, modérément, mais lui arrivait assez souvent de se tromper. En revanche, il y avait une chose qui ne la trompait jamais, c’était son instinct. C’est ça l’avantage d’être trop sensible. L’étudiante se retourna et se présenta.


«Au fait, mon prénom, c'est Kâna.»



Kâna... C’était un beau prénom et il convenait plutôt bien à la pompom-girl. Kiyumi se le répéta plusieurs fois pour ne pas l’oublier. L’autre jeune fille ne semblait avoir eu aucun mal à retenir son prénom, alors elle se devait de retenir le sien, question de principe ! La spécialiste en manucure arriva. Elle avait un plateau plutôt bien garni pour une manucure assez simple… Kiyumi comprit bien vite que le but de celle-ci était de la faire changer d’avis vis-à-vis de son choix. Elle vit les strass, les dentelles, éléments miniatures pour nail-art 3D… Les esthéticiennes avaient-elles été toutes aussi collantes par le passé ? Kiyumi commençait à se le demander… La vendeuse en cosmétique baratinait sur les dernières nouveautés, à quel point les couleurs des vernis des marques étaient plus pigmentées, que les gels UV étaient patati patata… Kiyumi disait qu’elle n’en avait pas envie, mais la femme continuait. La top model perdit patience :


« Je vous le répète, je veux quelque chose de simple, je fais beaucoup de choses de mes dix doigts, je ne vois pas l’intérêt de me faire poser des trucs sur mes ongles qui s’accrocheront dès que je les poserai sur quelque chose ! »



Le tout avait été dit avait avec une insolence raffinée dont la jeune fille avait décidément le secret. La cliente était reine à l’institut de beauté, la vendeuse finit par renoncer à sa commission. Elle exécuta de façon très rapide l’application des trois couches de vernis et bâcla intentionnellement les dessins des roses gothiques demandés par la jeune fille. Piquée par ce manque de professionnalisme, Kiyumi lui dit que ce n'était pas ce qu'elle avait commandé et elle la pria poliment de recommencer, de le faire bien cette fois-ci. Elle avait eu un instant envie d’aller plus loin dans son impertinence mais elle s’était retenue. Décidément ces jours-ci, il fallait qu’elle fasse plus attention qu’à l’habitude sur ce genre de chose… L’esthéticienne, dégoutée de devoir recommencer tout le boulot, fut raisonnable et s’appliqua cette fois-ci. Craignant tout de même que Kiyumi la dénonce auprès de sa patronne, elle lui proposa une boisson. Kiyumi fit un geste du poignet en direction de Kâna.


« Offrez à mademoiselle Kâna la boisson de son choix, je dois partir… »


C’était faux, elle n’avait strictement rien à faire de la journée, c’était juste un prétexte pour se débarrasser de ces vampiresse d’esthéticiennes. Et puis, elle n’avait pas vraiment soif, alors autant faire profiter quelqu’un ! Elle se leva et s’avança vers la porte. Au moment de franchir le pas de celle-ci, elle se retourna :


« On se voit jeudi, pour le mouchoir ! »


Puis elle sortit de la cabine, passa à la caisse et sortit le plus vite possible, pressée de s’extirper de ce milieu qui commençait à lui passer au-dessus de la tête.
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Re: Admiration et répulsion font-elles bon ménage ? [PV Kiyumi] //Terminé//

Message  Kâna L. Poliakov le Lun 2 Juil - 12:39

Une histoire qui se termine... La suite dans le prochaine épisode !


La fin d'un début ?



~~
Tout est vite redevenu calme, très calme... Je lança quelques secondes un regard à Kiyumi, je ne savais pas quoi dire... C'était bien étrange, moi qui disais toujours beaucoup de choses, utiles ou non. Je suis pas mal bavarde et pas vraiment timide, un franc parler inné chez moi. Je suis plutôt mauvaise langue et j'aime à me moque des autres. Ce n'est pas dans le mauvais sens mais dans l'humour. Mais on ne m'a jamais comprise vraiment. Ca me rend triste parfois mais bon j'essayerais de faire des efforts pour qu'on me comprenne et pour les comprendre. Pendant ce petit instant d'émergence pour mon cerveau, Kiyumi sembla faire des hypothèses. Elle avait une sorte de nonchalance un peu absente certain temps comme quelqu'un qui pense, songe ou bien réfléchit. Cette réaction se révéla après que j'eus parlé. Je ne sais pas si je dois le prendre bien ou mal qu'elle réfléchisse à ce que je venais de dire... D'habitude, ça me fait rire, sourire même mais elle... Ce n'est pas que je la déteste mais mon cœur sent une certaine tension envers elle. Je ne pense pas vraiment que je l'apprécie, c'est que je peux mieux me considérer quand je l'ai en fasse de moi. C'est comme un miroir. Elle me montre tous mes défauts et toutes mes faiblesses, ce qui me fait plutôt ragé... Mais d'un côté, ma présence semble la gêner ou bien le fait que je fasse partit des cheerleaders.


Je fais le vide dans ma tête et voit une esthéticienne revenir pour Kiyumi. Cette petite ne semble pas avoir comprit que la top model de talent ne voulait rien avec du relief. La pauvre, elle risque sa vie à force de venir l'enquiquiner comme ça. C'est vrai qu'elle fait son travail mais bon, Kiyumi ne semble pas méchante mais pas non plus très gentille. Je me mordille un peu la lèvre inférieure pour voir comment elle va réagir. Non rien du tout, juste un ton d'agacement dans sa voix. Mes palpitations se baissent, j'aurais bien voulu de la baston moi ! Du vrai pas une petite gouttelette de rien du tout. Quand je m'entends parler ça peut paraître violent. C'est sûr que si les garçons que je fréquente et qui me convoitent savaient ça, je pense que leur nombre diminuer. Non de toutes façons les garçons je n'en veux plus dans ma vie et ça c'est bien certain !


L'esthéticienne de Kiyumi ressemblait à une véritable sang-sue. Mais Kiyumi se défendait très bien en la faisant recommencer. Je ris un peu. Ça faisait longtemps que je n'avais pas ris. Non pas que je suis une machine à ne pas exprimer mes sentiments, non ça c'est même plutôt le contraire et de façon souvent incompréhensible, mais aussi honnêtement. Ça me donna une sensation bizarre et me fis tirer un sourire. Mais depuis tout à l'heure je m'occupe beaucoup de Kiyumi et j'en oublie mes soins. La frensh est un peu trop carré, je lui demande de la limer un peu plus. Mon esthéticienne elle s'applique et me parle enfin. Ah mais là c'est encore mieux ! Quand il faut parler de ragot, c'est parfaitement mon élément ça, j'en parle toute la sainte journée surtout avec mes disciples. Mes disciples... Je suis plutôt dure avec les personnes qui arrivent en retard et qui ne font pas du tout d'effort. Milles et unes techniques même si elles sont parfaites et belles ne sont "valables" si on ne les fait pas avec du coeur. La danse, il faut l'exprimer avec ses sentiments sinon elle devient vide et d'un coup très fade. C'est ce que j'essaye de leur faire comprendre. Je leur parle longuement de ça et je crois que c'est une raison dans laquelle elles m'écoutent. J'ai l'habitude de parler, je suis à l'aise et très extravertie quand il faut parler. Donc je n'ai pas peur de parler avec les inconnues, je parle à cette esthéticienne comme si c'était une amie de toujours.


Puis voilà que l'on refait le même coup qu'à moi à Kiyumi. La boisson ! Elle réponds élégamment et rejette la faute sur un manque de temps et sur le fait qu'elle doit partir. Oui enfin, tout semble à voir pour le moment. Une tactique pour partir de ce lieux où elle semble si peu à l'aise ? Oui, on remarque une certaine gêne qu'elle semble maquiller. Bon bon, à vrai dire elle fait ce qu'elle veut, c'est sa vie ! Je garde écoute puis entend quelque chose, elle m'offre une boisson ? Mon orgueil et ma fierté en prend un coup. Bizarrement j'accepte sans réfléchir et la remercie directement après. Mais Kiyumi cavale si vite hors de l'institut que je ne suis pas certaine qu'elle m'est entendue. Je choisi dans les moins chères, je ne veux pas abuser. Je lis à toute vitesse, mes yeux vont de droite à gauche sur les ligne blanche à fond noir de l'ardoise de commande. Oh mais il y a... Une "Mango Lemonade" ! Je l'a commande. Ils me font attendre longuement puis je remarque que mes soins sont terminés. J'ai enfin ma boisson mais c'est terminé. On me dit que je peux partir avec le verre, il est en plastique, je n'aurais plus qu'à le jeter. Je pars dans la cabine d'habillage. Je me rhabille et attache mes cheveux en formant deux grandes nattes hautes. Une paille dans mon gobelet, je pars dans la rue. Maintenant je vais faire un tour. Je me laisserais porter par mes envies et dans les rues. Et bizarrement, j'ai hâte de faire de nouvelles rencontres...



FIN
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